Aller au contenu
Commerciaux France Recrutement et placement de commerciaux

Commercial salarié, VRP ou agent commercial : quelles différences ?

Mis à jour le 3 novembre 2026

Le commercial salarié et le VRP ont un contrat de travail ; le VRP bénéficie en plus d’un statut propre, avec une indemnité de clientèle. L’agent commercial est un indépendant, mandataire de l’entreprise, payé à la commission, qui a droit à une indemnité de fin de contrat prévue par le Code de commerce.

Les trois statuts en un tableau

Commercial salarié VRP Agent commercial
Lien avec l’entreprise Contrat de travail Contrat de travail, présumé quelle que soit la rédaction (art. L7313-1) Mandat d’un indépendant, sans lien de subordination (art. L134-1 C. com.)
Rémunération Fixe, souvent avec une part variable Fixe et commissions, ou commissions seules Commissions sur les affaires (art. L134-5 C. com.)
Minimum garanti Smic, même payé à la commission Ressource minimale trimestrielle pour le VRP exclusif (ANI, art. 5) Aucun
En fin de contrat Règles du licenciement ou de la démission Indemnité de clientèle si l’employeur rompt, hors faute grave (art. L7313-13) Indemnité compensatrice, à réclamer dans l’année (art. L134-12 C. com.)
Non-concurrence après le départ Valable seulement avec une contrepartie financière 2 ans au plus, avec contrepartie (ANI, art. 17) 2 ans au plus, limitée au secteur et à la clientèle confiés (art. L134-14 C. com.)

Le commercial salarié

C’est le cas le plus courant. Le commercial signe un CDI ou un CDD de droit commun, avec un fixe et souvent une part variable liée à des objectifs. Le Smic s’applique à tout salarié, « quelle que soit la forme de sa rémunération », commission comprise : un commercial payé surtout à la commission doit toucher au moins le Smic.

Le VRP

Le VRP est un salarié au statut particulier, fixé par les articles L7311-1 et suivants du Code du travail. Pour en relever, il faut réunir quatre conditions : travailler pour un ou plusieurs employeurs, exercer de façon exclusive et constante le métier de représentant, ne faire aucune opération commerciale pour son propre compte, et avoir des engagements précis sur les produits vendus, le secteur ou la clientèle, et le taux de rémunération (article L7311-3).

Ce statut lui donne des droits propres :

  • des commissions payées au moins tous les trois mois (article L7313-7) ;
  • les commissions sur les commandes qui sont la suite directe de son travail, même après son départ, dans la limite de trois ans (articles L7313-11 et L7313-12) ;
  • une indemnité de clientèle quand l’employeur rompt le contrat, hors faute grave, pour la part de clientèle qu’il a apportée, créée ou développée (article L7313-13) ; elle ne se cumule pas avec l’indemnité de licenciement : seule la plus élevée est due (article L7313-17) ;
  • pour le VRP exclusif à plein temps, une ressource minimale par trimestre égale à 520 fois le Smic horaire, frais professionnels déduits (accord national interprofessionnel des VRP, article 5). Avec le Smic horaire de 12,31 € en vigueur au 1er juin 2026, cela fait 6 401,20 € par trimestre.

L’agent commercial

L’agent commercial est un indépendant. Il négocie, et souvent conclut, des ventes « au nom et pour le compte » des entreprises qui le mandatent (article L134-1 du Code de commerce). Il organise librement son travail et fixe seul son niveau d’activité, sans directive de ses mandants.

  • Il est payé à la commission. Sans clause dans le contrat, la commission suit les usages du secteur (article L134-5).
  • Le contrat se termine avec un préavis d’un mois la première année, deux mois la deuxième, trois mois ensuite (article L134-11).
  • À la fin du contrat, il a droit à une indemnité compensatrice du préjudice subi, à condition de la réclamer dans l’année (article L134-12). L’administration indique qu’elle est « généralement égale à 2 ou 3 années de commissions » ; la loi, elle, ne fixe pas de montant.
  • Entrepreneur individuel, il s’immatricule au registre spécial des agents commerciaux dans les quinze jours qui suivent le début de son activité.

Et l’apporteur d’affaires ?

L’apporteur d’affaires se contente de mettre en relation une entreprise et un client. Il ne conclut rien au nom de l’entreprise, intervient ponctuellement et n’a pas droit à l’indemnité de fin de contrat de l’agent commercial. Là aussi, le juge regarde la réalité : un « apporteur » qui négocie en permanence pour une entreprise peut être requalifié en agent commercial.

Quel statut choisir ?

Le salariat apporte la sécurité d’un fixe et des règles du Code du travail. Le statut de VRP protège surtout la clientèle que le commercial a développée. L’agent commercial gagne en liberté et peut cumuler plusieurs cartes, mais ne touche rien s’il ne vend pas. Sur nos offres, le statut est toujours écrit : CDI, CDD ou mandat d’agent commercial.

Sources

Questions fréquentes

Un VRP est-il payé au moins au Smic ?

Les règles du Smic horaire ne s’appliquent pas aux VRP. En revanche, le VRP exclusif à plein temps a droit, chaque trimestre, à une ressource minimale égale à 520 fois le Smic horaire, frais professionnels déduits, selon l’accord national interprofessionnel des VRP.

Un agent commercial peut-il travailler pour plusieurs entreprises ?

Oui. Il peut accepter de nouveaux mandants sans autorisation, mais il ne peut pas représenter une entreprise concurrente de l’un d’eux sans son accord (article L134-3 du Code de commerce).

Un contrat d’agent commercial peut-il être requalifié en contrat de travail ?

Le juge ne s’arrête pas au nom du contrat : il regarde comment la relation fonctionne réellement. L’agent commercial doit rester libre d’organiser son activité, sans lien de subordination ; une relation où l’entreprise donne des ordres et contrôle l’emploi du temps ressemble à du salariat.